Ma maison en Aveyron

Maison en Aveyron - Sainte-Radegonde

26 avril 2009

Jardinage- under the rain ! En Avril te découvre pas d'un fil..

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19 avril 2009

Horizon

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18 avril 2009

La vue à partir du Salon

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14 avril 2009

Sainte-radegonde - église fortifiée

Géographie

S'étendant sur 2965 hectares, la commune de Sainte-Radegonde présente une grande variété de paysage. Au Nord, elle couvre une partie de la plaine alluviale de l'Aveyron, l'altitude moyenne y est de 535m.

Au sud-est du Grand Rodez, la commune de Sainte-Radegonde  compte 1721 habitants (Radegondiens). Depuis le monument des Martyrs de la Résistance s'ouvre un remarquable panorama sur tout le Grand Rodez.

Devant son nom à l'épouse du roi Clothaire, Sainte-Radegonde est empreinte d'histoire et de patrimoine. Ses deux églises fortifiées sont deux modèles exemplaires d'architecture médiévale. Le centre du village abrite aussi de belles demeures Renaissance et la commune a mené une importante opération de revalorisation de son centre ancien. C'est dans cette atmosphère douce et bienveillante que se tient, au mai de chaque année depuis 2001, un incontournable Salon bio valorisant les produits et les énergies douces et naturelles.

Le bourg grandit avec le souci de préserver sa principale richesse : la nature. Sainte-Radegonde est le point de départ d'un réseau de chemins ruraux et de sentiers thématiques de randonnées.

Construction d'une salle polyvalente sur le Champ-du-Moulin, extension d'une école que fréquentent pas moins de 110 bambins, ouverture d'un espace petite enfance, les familles bénéficient en outre ici du Réseau intercommunal relais assistantes maternelles.

Origine - famille Bouzinhac

  • Étymologie: bucciniacum (latin: trompette), signe de ralliement pour des campements celtes ou romains?, ou de Bassus, (latin: gros) donnant Bassignac ?
  • Histoire: Il s'agit d'un des premiers lieux d'occupation de la commune.
  • En 1330 et 1529 des actes mentionnent une famille Bozinhac, possèdant la seigneurie du même nom.
  • En 1613 Catherine de Sabatery et Guillaume de Masnau sont seigneur de Bousinhac. Leurs enfants (Guillaume, Bertrand, Géraud et Ignace) leur succéderont.

À la Révolution le village est peuplé d'une trentaine d'habitant.

En 1789, la seigneurie de Bozinhac est réunie à celle d'Hyars pour former une seule commune.

Économie

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Lieux et monuments

Liens utiles

http://www.grand-rodez.com/fr/contacts_acces/grand_rodez/portail_liens.php

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13 avril 2009

STE-RADEGONDE - Guerre de 100 ans et fortification des églises

Guerre de 100 ans, temps des malheurs et de crise

XIVe siècle. Siècle des ténèbres. En 1348, déjà la peste noire emporte un tiers de la population. Quant au Prince noir, si le nom sonne aujourd’hui comme un biscuit chocolaté, à l’époque, vers 1350, à sa simple évocation de son nom, les genoux s’entrechoquent. Le fils aîné du roi Edouard III, prince de Galles baptisé Prince Noir du fait de la couleur de son armure, a sillonné le Sud-Ouest. Et pas en touriste, plutôt en propriétaire sûr de son bon droit devant des squatters. A l’époque, pour son malheur, le Rouergue est une possession anglaise du fait du traité de Brétigny de 1360. Prisonnier des Anglais durant trois ans, le roi de France, Jean le Bon, a dû verser une énorme rançon et céder le quart du royaume aux Anglais. Une fois encore, le Rouergue fait la preuve de son patriotisme, Rodez se révolte neuf ans plus tard.

« Aye Dieu ! Aye aux compagnies »
C’est ce cri que les routiers s’attaquant aux villes et villages. Au nord, autour d’Espalion, les hommes d’Arnaud Cervole, surnommé l’Archiprêtre, rançonnent, pillent, violent et enlèvent les enfants qui leur serviront de pages. Il en va de même dans le Larzac et autour de Camarès avec les routiers aragonais d’Henri de Trastamare.

Ces bandes de mercenaires licenciés, sans soldes, désolent le pays en s’attaquant d’abord aux paysans éloignés des murailles des villes. Ne rencontrant aucune résistance sérieuse, les Grandes compagnies vont s’ancrer dans le pays durant un demi-siècle.

Les châteaux, églises fortifiées comme celle de Sainte-Radegonde  et autres places fortes qui parsèment aujourd’hui l’Aveyron ont été construites au prix de grands sacrifices pour offrir un rempart contre ces écumeurs de pays. Devant l’absence de réactions des autorités légitimes, les moines eux-mêmes se mirent à édifier des tours afin de permettre aux villageois d’abriter leurs familles et leurs biens. Ce n’est qu’en 1391, que les Grandes Ccompagnies attirées par l’appât d’un gain nouveau se réunissent sous le commandement de Jean III d’Armagnac pour filer vers la Lombardie.

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SEGODUNUM - AVARIONIS

Segodunum la capitale des Rutènes était un carrefour stratégique dans la province Aquitania prima ou Aquitaine.

Placée sur un oppidum de qualité cette cité  Rodez (capitale du Rouergue, et actuelle préfecture de l'Aveyron).

carte Le nom de son peuple est resté longtemps lié à son identité première et de la région, avant de prendre pour nom de département le nom de son cours d’eau Avarionis => Aveyron.

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vue de la cathédrale de Rodez - place d'Armes

Si le monument emblématique de Rodez, la cathédrale Notre-Dame, est propriété de l'Etat, divers édifices remarquables appartiennent à la ville qui les entretient et le met en valeur.

Il en est ainsi de l' église Saint-Amans,

de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié,

du musée Denys Puech

musee

ou encore des vestiges du forum romain sur la place Raynaldy,

sans oublier les diverses statues des squares et jardins, oeuvres notamment de Denys Puech (Alexis Monteil, Eugène Viala, Louis Lacombe, Blazy Bou, Naïade de Vors, Victoire du Monument aux Morts)

ou de Marc Robert (Monument à François Fabié).

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LA GAULE CELTIQUE - le peuple des RUTENI

Map_Gallia_Tribes_Towns

Les Rutènes - latin Ruteni - sont un peuple gaulois du sud du Massif central. Leur territoire s'étendait des monts d'Aubrac, au nord, au causse Castrais, au sud. Soit une vaste zone qui recouvre aujourd'hui le département de l'Aveyron et une bonne partie du département du Tarn. Les premiers Rutènes s'installent à Albi dont ils font leur capitale avec plusieurs postes d'importance comme à Sainte Juianne au dessus de Rocquecourbe dans leTarn.

Le nom de Rutène pourrait provenir d'un préfixe *roth/*rud qui signifie rouge (ou blond) en gaulois (cf. ruath, en gaélique d'Irlande). Cette appellation provient probablement de l'habitude qu'avaient les Gaulois de se teindre la chevelure ou encore de se la décolorer avec du lait de chaux.

La conquête romaine et la guerre des Gaules [modifier]

Vers 120 av. J.-C., lors de l'invasion de la zone méditerranéenne par les Romains, la partie sud du territoire rutène passe sous la coupe de l'occupant. On parlera alors des Rutènes provinciaux (Ruteni provinciales) qui sont rattachés à la Province romaine de Narbonnaise. La première conquête sépare donc la Ruténie natale, celle d'Albi, de la nouvelle de Rodez .

Les Romains se seraient arrêtés au pied des montagnes, délaissant le Ségala, les monts de Lacaune, et le Sidobre indépendants. Les Rutènes indépendants ont alors pour oppidum Segodunum (Rodez).

Les Rutènes indépendants, alliés et clients de leurs puissants voisins Arvernes, se battirent à leur côté durant la guerre des Gaules. Selon lui, les Rutènes ralliés à Vercingétorix attaquèrent les Volques Arécomiques de Narbonnaise. Et douze mille guerriers rutènes se rallièrent à l’armée de secours destinée à briser le siège d’Alésia par l’armée de César (César, BG VII, 75).

Sites [modifier]

  • À Rodez, aujourd'hui, on trouve peu de traces de la Segodunum gauloise, les restes éventuels ayant été recouverts par la cité gallo-romaine. Toutefois, près du village de Goutrens, a été mis au jour (en 1867) un enfouissement (votif ?) contenant près de 20 000 pièces de monnaie (malheureusement, la plupart ont été fondues). Sur certaines, on peut aisément lire « Tatinos », sûrement l'effigie d'un chef rutène. D'autres informations au sujet des Rutènes sont entreposées au Musée Fenaille de Rodez.
  • Du côté de Millau, sur le plateau du Larzac, on a également découvert des plaques de plomb portant des inscriptions en langue gauloise. Il s'agit peut être d'invocations rituelles de sorcières.
  • Une chronique de Grégoire de Tours évoque un culte rendu aux eaux dans un lac à la frontière du pays des Gabales (Lozère actuelle), des Arvernes (Auvergne) et des Rutènes. Le site a été identifié comme étant le lac de Saint-Andéol, sur l'Aubrac, et à la fin du XIXe siècle encore, les gens de la région venaient festoyer sur ses rives. Lointaine réminiscence, par-delà les siècles, d'un vieux culte gaulois ?
  • Des traces d'installations Rutènes ont été retrouvé autour de Puylaurens dans le Tarn et près de Sorèze.
  • Assez récemment, un autre oppidum (du milieu du Ier s. av. J.-C.) a été découvert dans la forêt des Palanges, près de Laissac, au lieu-dit Montmerlhe. Selon certains archéologues, ce site serait la véritable place-forte des Gaulois Rutènes. D'ailleurs, les gens de la région de Laissac appellent ce lieu "Le camp de César".

Rutènes de France et d'Ukraine ? [modifier]

Les Rutènes sont un peuple Celte venu d'Europe centrale, entre Tchéquie, Slovaquie et Hongrie.

Si les peuples celtes ont migré, tels les rutènes, venu dans le sud-ouest de la France, devenus aujourd'hui Tarnais et Aveyronnais dans la nation Française.

L'ensemble des tribus ne prenaient pas toujours les mêmes directions, ou parfois devenaient casaniers. Les similitudes de nom entre les rutènes de France et ceux de Slovaquie et d'Ukraine sont d'étranges coïncidences.

Ainsi parle t-on de Ruthènes dans ces pays. Le H n'en fait pas pour autant une distinction; puisque Rodez , s'écrivait RUTHENA au Moyen-âge. D'ou sa devise. Ce nom de Ruthénie viendrait-il de cette même tribu celte?

Le nom vient-il des Varègues au IX siècle venus conquérir l'actuelle Ukraine? Ou bien les Varègues ont ils appelé l'Ukraine "Ruthénie", par le fait que ce territoire était peuplé en majorité ou en partie de rutènes (ou par ses héritiers culturels)?

Le nom de la tribu celte se serait-il conservé à travers l'époque romaine et bien après? Il en est le cas pour les Rutènes de France, pourquoi pas à l'est?
Si aucune preuve scientifiques et archéologiques ne sont venues confirmer cette hypothèse, que sont devenus les Rutènes restés sur place en actuelle Europe centrale, n'ayant pas suivi leurs frères en Midi montagneux français... Et qui ne seront pas incorporés à l'Empire Romain.

Les pays d'Europe centrale découvrent leur passé Celte comme la Hongrie, peut-être que des découvertes viendront dire de ce qu'il est advenu de leur(s) sort(s) et donc si ces "Ruthènes" de Slovaquie et d'Ukraine sont les mêmes que ceux du Tarn et d'Aveyron.

On peut noter une situation similaire pour les Boulonnais de Boulogne parents des Bolognais et des Bohémiens ou encre des Vénétes de Bretagne parents des Vénétes de Vénétie - dont les Vénitiens - et des Vénétes aux confins entre la Pologne et la Biélorussie.

Sources [modifier]

  • Albert Grenier, Les Gaulois, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1970, (ISBN 2-228-88838-9])
  • Stephan Fichtl, Les Peuples gaulois, IIIe-Ie siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 2-87772-290-2]))
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6)


Bibliographie [modifier]

  • Les Rutènes. Alexandre Albenque
  • Les monnaies attribuables aux Rutènes ...et à la vallée de l'Hérault. Cédric LOPEZ

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Néolithique- Protohistoire - Rodez et les ruthènes

NEOLITHIQUE

Une statue-menhir est un mégalithe anthropomorphe sculpté en ronde-bosse dans une pierre fichée en terre à la manière des menhirs. Leurs périodes d'érection se situent entre le Néolithique final et l'âge du Cuivre (3500 à 2000 avant J-C)

La_Dame_de_Saint_Sernin1

Les statues-menhirs se retrouvent par groupes dans des régions extrêmement localisées, généralement au nord de la mer Méditerranée :

  • France :
    • groupe rouergat :
      le Rouergue (à la charnière des départements de l’Aveyron, du Tarn et de l’Hérault) offre un ensemble d’une centaine de statues-menhirs en grès, stylistiquement très homogènes, datées du IIIe millénaire av. J.-C.
      Les statues-menhirs de ce groupe sont sexuées, les attributs des personnages variant selon le sexe. On remarque que certaines statues ont été féminisées, et d'autres plus rarement masculinisées.
      Le musée Fenaille de Rodez présente la plus importante collection de statues-menhirs rouergates réunie à ce jour.
    • groupe des garrigues :
      Une quarantaine de statues-menhirs sont connues dans le Gard et l'Hérault. Elles sont moins ouvragées que les statues-menhirs du Rouergue et leur ornementation un peu plus sommaire. Elles sont datées du Néolithique final et de l'âge du Cuivre.
      Le musée archéologique de Nîmes expose les plus belles pièces.
    • groupe provençal :
      Une trentaine de statues-menhirs sont connues en Provence. Elles adoptent souvent une forme triangulaire et un décor en chevrons.
    • groupe corse :
      Les nombreuses statues-menhirs corses présentent souvent une arme du type sabre ou un grand poignard sur leur face avant.
  • Italie :
  • Suisse, Valais : musée archéologique de Sion.

RUTH1

RUTH2

Protohistoire

  • La Tène I : -475/-450 à -300/-200 (style sévère)
  • La Tène II : -300/-250 à -120/-100 (style libre)
  • La Tène III : -120/-100 à 0 (style sévère)
  • Finalement, on peut retenir que La Tène commence à la fin du Hallstatt et qu'elle se découpe en trois ou quatre grandes phases :

    -  au cours du IIIe siècle avant J.-C.,

    - vers le milieu du IIe siècle avant J.-C. (au moment de la conquête de la Gaule narbonnaise)

    - jusque vers -20 à -15, c'est-à-dire le début de la romanisation de la Gaule chevelue [1].

    Civilisation Celtique

    La civilisation celtique de La Tène atteint les Balkans, la Grèce (prise de Delphes en -279), l’Asie Mineure (Galates en -275) la Gaule tout entière (entre la Garonne et la Seine, v. -500), l’Espagne (Celtibères, v. -500).

    Conséquence d’une crise interne, de la réorganisation des circuits commerciaux ou des luttes entre Grecs et Étrusques pour le contrôle des échanges, les citadelles des Celtes du Premier âge du fer, poumon des relations commerciales sont abandonnées les unes après les autres vers -500 au profit d’un mode de vie plus rural dominé par une chefferie guerrière.

    Des régions se distinguent comme les nouveaux centres de la civilisation celtique au Ve siècle : la Rhénanie (culture de l’Hunsrück Eifel, la Bohême, la Champagne et les Ardennes).

    Une lente évolution se produit dans les coutumes et les productions. On trouve le stamnos étrusque (vase contenant le vin pur) dans les tombes riches du Ve siècle, à la Motte-Saint-Valentin (Haute-Marne) ou à Altrier (Luxembourg).

    Le miroir importé d’Étrurie, ou son imitation, est fréquent dans les sépultures féminines (Utliberg, près de Zurich, la Motte-Saint-Valentin). Les mobiliers funéraires laissent entrevoir une moindre disparité sociale entre les puissants et le reste du peuple.

    Les importations méditerranéennes baissent, les bijoux sont moins somptueux. Les sépultures des chefs perdent de leur monumentalité, en conservant leur mobilier type : le poignard de parade fait place à la panoplie guerrière complète, le char à deux roues, plus léger et rapide, remplace le char de parade.

    En Champagne, les vastes cimetières du Second âge du fer comportent, signe d’un peuplement dense, des tombes plates sans tumulus, creusées dans le sol crayeux. Les tessons de céramique retrouvés présentent des caractères régionaux « marniens » (vase de la Cheppe).

    Des œnochoés étrusques (Somme-Bionne, Somme-Tourbe et Sept-Saulx) attestent des relations avec l’Étrurie. Les hommes les plus importants (150 tombes) sont inhumés sur leur char à deux roues, généralement armés, et portent un casque pointu en bronze. Plus nombreux, les fantassins ne gardent que leurs armes : épées, lances et javelots. Les femmes ont des agrafes de ceinture, des fibules, des bijoux comme le torque, qui, porté dès l’adolescence, paraît investi d’une signification sacrée.

    Le Ve et le début du IVe siècle jouissent d’une grande stabilité, sensible dans les productions. La société semble assez égalitaire. La prédominance nette des tombes féminines marque cependant le départ progressif des hommes.

    Chronologie du second Âge du fer

    • vers -600 (Hallstatt) fondation de la colonie phocéenne de Massalia sur le territoire des Ségobriges
    • -396 Les Gaulois franchissent les Alpes à l'initiative d'Ambigat, le roi des Bituriges (Sénons, Andes, Insubres et Boïens)
    • -386 Défaite des Romains face aux Sénons sur l'Allia. 30 000 Celtes menés par Brennus rançonnent Rome
    • -367 Des mercenaires celtes sont engagés contre les Thébains dans un corps expéditionnaire de Syracuse
    • -332 Traité de paix entre Rome et les Sénons
    • -279 Sac de Delphes par les Celtes migrant vers l'Est
    • -232 Le territoire des Sénons (ager gallicus) est confisqué par Rome
    • -216 Incursion d'Hannibal en Gaule cisalpine. Soulèvement des Boïens contre Rome.
    • -125 Conquête de la Narbonnaise
    • Vers -82 à -44 Les Boïens de Pannonie sont victimes de l'attaque des Daces menés par leur roi Burebistas. Destruction de l'oppidum de Bratislava.
    • -58 Début de la guerre des Gaules
    • -52 Défaite de l'armée gauloise de Vercingétorix à Alésia. Le chef gaulois est fait prisonnier par Jules César
    • -51 Défaite des vaincus d'Alésia qui s'étaient réfugiés à Uxellodunum : la Gaule est romaine.
    • -9 à -6 L'oppidum de Stradonice (Bohême) est incendié, probablement par les Germains : invasion des Marcomans.
    • ensuite, développement d'une civilisation germanique sur ces terres.

    Fondation de RODEZ

    La fondation de Rodez remonterait au Ve siècle av. J.-C., lorsque les Rutènes, peuple celtique d'Europe centrale, s'arrêtèrent dans ce qui est aujourd'hui l'Aveyron pour batir leur cité. Enfin une cité, parlons plutôt ici d'oppidum.
    Les oppidums sont des lieus élevés (généralement situé sur une colline ou sur un plateau) dont les défenses naturelles ont été renforcées par la main de l'homme au temps des Celtes.

    Les Rutènes, ou Ruteni, étaient appelés ainsi car ils vénéraient leur idole Ruth, sorte de Vénus celtique dont le culte subsistait encore au Ve siècle de notre ère. Nation puissante, les Rutènes avaient trois cités principales : Segodunum, en langue celtique montagne à seigle (Rodez) ; Condatemag, ville du confluent (au quartier d'Embarri, près de Millau), et Carentomag, ville des parents (Caranton).

    Voisins et alliers des Arvernes, les rutènes combattirent les romains à deux reprises. En 121 av JC, au confluent du Rhône et de l'Isère, et lors de la révolte héroïque de Vercingétorix contre César. C'est après cette bataille que les ruthènes furent vaincus et soumis. La ville comme tout le reste de la Gaule, passa sous domination Romaine. C'est sous l'occupation romaine, que l'oppidum prit le nom de Segodunum en raison de son édification au sommet d'un piton. Le fait rutène demeurait une réalité si incontournable qu'au Bas-Empire (fin de l'empire Romain) la ville fut baptisée la Civitas Rutenorum ou ville des Rutènes, puis Ruteni et finalement Rodez.

    Histoire d'une cohabitation Gallo-romaine

    Les premiers contacts avec les Romains remontent à 118 avant J.-C.
    A l’époque, entre Nîmes et Narbonne, le consul Domitius Ahénobarbus s’emploie à construire sa voie Domitia entre Espagne et Italie et à renforcer sa colonisation jusqu’à Toulouse.

    Il s’agit plus d’un frottement rugueux que d’une confrontation véritable entre les deux nations.
    Les choses se corsent lorsque l’ambitieux César débarque en Gaule.


    Sa Guerre des Gaules confronte les Rutènes à des choix majeurs d’autant qu’ils sont alliés aux puissants Arvernes.

    Lorsque Vercingétorix remporte la victoire à Gergovie, comme la plupart des tribus gauloises, les Rutènes confirment Vercingétorix comme commandant suprême des armées jouant de fait la carte du patriotisme
    et de la défense de la civilisation gauloise.


    Douze mille guerriers rutènes se rallient à l’armée de secours destinée à briser le siège d’Alésia par l’armée de César. On connaît la suite et cette terrible défaite nationale…


    Plutôt que punir, Rome préfère séduire


    Certes, deux légions romaines occupent le Rouergue après la chute d’Alésia pour prévenir tout retour d’étincelle.


    Mais avec la Gaule, Rome a montré cette habileté à ménager les peuples conquis. Ainsi, en Rouergue, les Romains s’appuient d’abord sur une aristocratie locale. Ainsi autorisent-ils par exemple les roitelets locaux à frapper monnaie à leur effigie. Vanité, vanité.

    Et l’on voit ainsi le chef de guerre Tapinos, sur le Larzac frapper monnaie a son effigie. Une fois émoussée la conscience politique rutène, le Rouergue intègre la province romaine d’Aquitaine.


    Si de grandes villas, les latifundia, parsèment le territoire rouergat cumulant parfois jusqu’à 1 000 hectares, en Rouergue comme ailleurs, le signe le plus tangible de la civilisation romaine ce sont d’abord les voies.

    Celle qui relie Rodez et Millau se branche sur la Domitia et donne ainsi l'ouverture sur tout l'Empire.
    En facilitant ainsi les échanges avec l’extérieur, Millau devient l’un des plus grands centres de
    production de poteries du monde romain.

    Mais déjà le Bas-Empire laisse entendre le bruit des galopades barbares en provenance du Nord-Est avec leur cortège de massacres et de désolations.


    Dans le malheur des temps, une nouvelle lueur d’espoir pointe toutefois avec l’apparition du christianisme.

    Saint-Amans, a été le premier à prêcher la bonne parole en Rouergue. Il a su obtenir la conversion des Rutènes.

    Il deviendra le premier évêque de Rodez établissant les bases d’un pouvoir temporel sur le Rouergue qui perdurera plusieurs siècles.

    Quant aux Romains, ils ont laissé le suffixe Ac qui termine le nom de nombre de villages aveyronnais et qui signifiait champ.

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